|
|
|
Dans le Réveil de ce mois
 |
---------------- |
AVIS AUX INTERNAUTES
Les articles de ce numéro sont consultables sur la version papier par abonnement. Certains seront accessibles sur ce site dans les mois qui viennent dans la rubrique
Foi en textes
|
|




|
---- |
Edito par Christian Davaine
Marx, reviens !
Le krach boursier et la crise financière internationale sans précédent, avec leurs sombres perspectives de récession, semblent laisser sans voix les protestants ! J’ai repéré une déclaration des évêques anglicans (cf. page 19) contre les braqueurs de banques et les pilleurs d’actifs, et invitant à relire Karl Marx ! J’ai aperçu un communiqué de la Conférence des évêques de France, contre la spéculation et le désir exclusif du profit, et invitant à réorienter le marché financier vers l’économie productive. Quelques évêques luthériens en Allemagne ont aussi élevé la voix. Mais à ce jour je n’ai rien lu ni entendu de la Fédération protestante de France. Rien non plus de la Conférence européenne des Eglises (KEK), ni du Conseil œcuménique. Je ne doute pas que ces instances ne mûrissent quelques messages en prenant le temps de l’analyse. Mais qu’elles ne tardent pas trop car face au monde qui se dessine après cette tourmente, il y a urgence à appeler les Eglises à reprendre une réflexion socio-économique approfondie, tout aussi nécessaire que leur engagement diaconal. D’autant que nous vivons désormais dans une économie mondiale où force est de constater que les progrès réels et importants accomplis en beaucoup de domaines et dans beaucoup de régions du monde, laissent cependant apparaître des champs de misère et de pauvreté immenses. Les émeutes de la faim en témoignent ainsi que le différentiel d’espérance de vie entre pays riches et pays pauvres qui dépasse désormais 40 ans ! Les outrances du « tout économique » et de « l’argent roi », la toute puissance d’un système économique dominant, les dérives d’une économie financiarisée, sont des interpellations éthiques, bibliques et théologiques qui ne datent pas d’hier, mais auxquelles il conviendrait de s’atteler à nouveaux frais. « Nous ne pouvons esquiver le besoin de comprendre et d’agir afin de progresser ensemble dans l’intelligence de la foi et la complexité du monde » (Guy Bottinelli – Non à la fatalité économique – Olivétan – 2006). On ne saurait mieux dire, au seuil de « l’année Calvin 2009 » !
* rédacteur en chef du journal Echanges Novembre 2008 |
|
|
|