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Guide d’une Eglise en construction (5) Il y a des officiants, ministres, laïcs…Guide d’une Eglise en construction (5)par Jean DIETZ, pasteur
Il y a des officiants, ministres, laïcs…Réformés et luthériens s’accordent pour considérer qu’un laïc reconnu peut pleinement conduire un culte et célébrer les sacrements.
© N. MourguesLa célébration du culte est essentielle à la vie de l’Eglise énonce le Projet de constitution de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF). Luthériens et réformés n’ont évidemment aucune peine à s’entendre et s’entendraient aussi là-dessus avec toutes les autres Eglises du monde. Cependant, qui va présider le culte ? Qui va prêcher ? Qui va célébrer les sacrements, cène et baptême ? A qui donc l’EPUdF va-t-elle confier le ministère de la prédication publique et de la célébration des sacrements ? Il y a deux écueils à éviter. Le premier, que n’importe qui s’attribue ce ministère. Le second, qu’un appareil ecclésiastique confisque le ministère. Toutes les Eglises ont à éviter ces deux écueils. Une place entière pour les laïcs Dans l’Eglise réformée de France (ERF), le ministère de la prédication publique n’est pas réservé aux pasteurs. Le protestantisme réformé français a en effet connu des périodes de persécution, pendant lesquelles les ministres du culte étaient fort rares et toujours très menacés. Il sait que des laïcs peuvent, et doivent, parfois se lever. Il sait aussi qu’aujourd’hui, lorsqu’un poste pastoral demeure vacant, le culte doit toujours avoir lieu. Ce même ministère n’est pas davantage réservé aux pasteurs dans l’Eglise évangélique luthérienne de France (EELF). Pourtant, et parce qu’elle a une histoire et une sensibilité différentes de celles de l’ERF, l’EELF fait apparaître dans sa constitution (article 27) que « le culte est ordinairement présidé par un pasteur ». Et s’il n’y a pas de pasteur ? Le même article mentionne que « des laïcs reconnus pour cela peuvent également exercer les fonctions de lecteurs, de prédicateurs, et présider un culte de la Parole ». Ce à quoi il ajoute qu’en « cas de nécessité un laïc peut recevoir du conseil synodal (échelon régional) une délégation l’autorisant à célébrer un service de Sainte-Cène ou un baptême ». Ces mêmes délégations ou mandats sont, dans l’ERF, selon les cas, accordés par le conseil presbytéral ou par le conseil régional. On voit donc que le rapprochement entre les deux Eglises ne pose guère de problèmes, car elles ont en commun le même souci d’une pleine participation des laïcs à toute la vie de l’Eglise. Que l’Evangile soit annoncé Dans une Eglise membre de l’EPUdF, il y aura donc, les jours de culte, un officiant qui pourra être un laïc ou un ministre. Le projet de constitution (article 30) prévoit bien que « le culte (soit) ordinairement présidé par un pasteur ». Mais il prévoit aussi que « des laïcs mandatés par le conseil presbytéral (puissent) également exercer les fonctions de lecteur, de prédicateurs, et présider un culte ». Et comme la définition du culte que retient l’EPUdF inclut la prédication et les sacrements, les laïcs mandatés pourront également baptiser et célébrer la Cène. Lorsque vous entrerez dans une Eglise de l’EPUdF à l’heure du culte, vous ne saurez pas a priori si celui qui préside est pasteur, ou ne l’est pas. Et qu’importe après tout, vous direz-vous, pourvu que l’Evangile soit annoncé ! Prions pour qu’il y ait toujours des volontaires. Le mois prochain, nous parlerons de la vocation.
© Réveil - Page théologique - janvier 2012
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