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Guide d’une Eglise en construction (6) De la vocationGuide d’une Eglise en construction (6)par Jean DIETZ, pasteur
De la vocationL’appel personnel reçu par le croyant, et sa volonté d’y répondre, précèdent la reconnaissance de sa vocation au sein de l’Eglise. Ces vocations sont au service d’une mission commune.
© N. MourguesIl y a des officiants, avons-nous vu récemment, ministres ou laïcs. Il y a aussi des catéchètes, des conseillers, des moniteurs… C’est que la voix du Seigneur appelle ; c’est surtout aussi qu’il y en a qui lui répondent (Esaïe 6.8). Ils décident de répondre. Reste à savoir aussi qui va reconnaître que c’est bien à la voix du Seigneur qu’ils ont répondu, lorsque c’est au sein d’une communauté que cela se passe. Ainsi, le Projet de constitution de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) énonce que « le conseil presbytéral discerne, reconnaît et coordonne les ministères exercés par les membres de la paroisse (…) » (article 4 § 5). Ce processus de discernement et de reconnaissance est d’ailleurs reproduit aussi au niveau régional, et au niveau national. Si chacun reçoit personnellement l’appel du Seigneur, ceux qui y répondent dans le cadre de l’Eglise le font selon les règles communes de l’Eglise. Nul n’est actif dans l’Eglise sans, en quelque manière au moins, se conformer à ses règlements, et en confessant toujours et avant tout que « Jésus-Christ est le Seigneur ».
La vocation et son expression Il y a donc des individus que le Seigneur appelle librement et qui peuvent librement répondre. Il y a aussi des institutions qui ont toujours une propension à vivre pour elles-mêmes, et à chercher à se perpétuer en restreignant la liberté et l’audace qui ont été à leur origine. L’histoire entière de l’Eglise, et avant elle l’histoire des Fils d’Israël, est marquée par cette dualité. Moïse fait face à un peuple qui renâcle. Les prophètes font face aux princes, et au Temple. Les Réformateurs font face à l’Eglise de leur temps. Ils sont tous un moment seuls face aux institutions. Puissent-ils, lorsque leur protestation est entendue, ne pas devenir les maîtres incontestés d’une nouvelle chapelle ! Et puissent les mouvements issus de leur mission ne jamais chercher à confisquer la Parole ! Ainsi, on ne parlera pas seulement de la vocation des personnes, mais aussi de la mission de l’Eglise, « mission que le Seigneur confie à l’Eglise universelle », et à laquelle l’EPUdF participe : « annoncer, servir et vivre l’Evangile auprès de tous les êtres humains » (article 18 § 1). Sans membres de l’Eglise, il n’y a pas d’Eglise. Tous les membres de l’Eglise sont appelés à prendre part à cette mission. Une liberté en parole et en actes Et ils y prendront part par la vie qu’ils mèneront, hors de l’Eglise, mais aussi dans l’Eglise, où ils seront appelés, entre autres, lorsqu’ils seront membres de l’association cultuelle, à participer au gouvernement de l’Eglise (article 2 § 2). Mais, une fois encore, pour que la liberté de parole demeure entière, tous ceux qui sont membres de l’Eglise peuvent prendre la parole, notamment au cours des assemblées générales. Ils ne se gênent d’ailleurs pas pour prendre la parole en bien d’autres occasions ! Et l’une des tâches majeures de l’Eglise sera de faire en sorte que chacun puisse comprendre ce qu’il croit et le mettre en pratique. Le mois prochain, nous parlerons justement de cela. © Réveil - Page théologique - février 2012
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Foi en textes 


