La tornade de l’Évangile
 Bientôt, c’est Noël ! Voilà une phrase que l’on peut redire chaque année à la même période sans craindre de trop se tromper. Ensuite, ce sera l’Épiphanie, les Rameaux, Vendredi saint, Pâques… Comme chaque année. Quand on a un certain âge, on en a vu passer, des Noëls, des Pâques… Et peut-être alors vient-il l’impression d’un éternel recommencement. De fait, l’année liturgique est comme un cercle : on en revient toujours aux mêmes fêtes, aux même textes, aux mêmes sermons… Un cercle, ça peut être vicieux ! Quand tout revient toujours pareil : on a l’impression de faire du sur-place. Comme les Dupondt dans le désert (relisez Tintin au pays de l’or noir). Tourner en rond dans le désert, c’est tôt ou tard mourir de soif ou d’épuisement. Il en est de même dans la vie spirituelle.
Les spirales Mais l’année liturgique n’est pas vraiment un cercle : elle est une spirale. En trois dimensions : une hélice, pour les puristes. Genre ressort. Vue de face, la spirale « ressort », c’est comme un cercle : toujours la même chose. Mais vue de côté, elle indique un mouvement : on ne revient jamais au même endroit : la spirale avance ! Il y a des spirales qui avancent dans le mauvais sens : la spirale de la méfiance, celle de la violence… Et puis il y a des spirales qui avancent dans le bon sens : la spirale de la confiance, la spirale de l’Évangile.
Transformer par l’histoire de Noël L’année liturgique c’est une manière de redire encore et encore l’Évangile de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. La « merveilleuse histoire », comme dit le cantique. Plus nous la méditons, année après année, plus nous sommes transformés par cette histoire, plus elle féconde notre vie et nous entraîne dans la spirale du bonheur avec Christ. Alors, dans le tourbillon commercial qui nous attend à Noël, prenons le temps de nous laisser entraîner aussi par la joyeuse tornade de l’Évangile !
Christophe SINGER Pasteur à Portes-Lès-Valence
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