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Pour l'été
Sa main démesurée Balle de coton blanc Bouquet offert au monde "prenez –moi, je suis douce".
Douce sa main l'est Mais elle semble sans force Même si le poignet tient ferme, Comme un rien retenue Dans son geste vers... Les autres. Les autres sont bien là, Tout proches devant lui ; Mais ils tournent le dos.
N'existe-t-il donc pas Celui qui tend la main ? Est-il si maladroit. Son geste fait-il peur ? Les autres vont simplement leurs chemins Ils n'ont pas même vu Quelqu'un juste derrière. Seul, avec sa main Qui en attend une autre A serrer chaudement.
Les autres tournent le dos Lui, reste seul dans le paysage nocturne Ou pourtant il n'est pas isolé : Le paysage regorge de silhouettes sveltes Le paysage est monde, peuple, humains ; Tout un mouvant spectacle Il n'est pas isolé Seulement seul au milieu.
Yvonne août 2002 |