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On prie et on rame
Que faire lorsque la barque est devant un terrible rapide ? On prie ou on rame ? Ce choix, en forme de boutade, avait été proposé à notre synode de novembre dernier et ce dernier l'avait repris en nous appelant tous à un double engagement : on prie ET on rame.
Une année est passée, mais les défis sont toujours là pour notre Eglise : recevoir et témoigner de l'Evangile dans un monde en constant renouvellement et marqué par la violence, organiser une vie d'Eglise accueillante, belle et fidèle, et servir, soutenir et accueillir nos sœurs et nos frères et surtout les plus petits d'entre eux. Avec la rentrée, les programmes paroissiaux ont repris, la porte des temples s'ouvre chaque dimanche (ou presque...), les enfants sont conviés à la catéchèse... Nos activités, importantes mais parfois aussi routinières, suffiront-elles à répondre à ces défis ? Au prochain synode, deux étapes seront l'occasion d'orientations nouvelles et audacieuses. Notre processus d'union avec les luthériens nous pose des questions « techniques », modification de la durée des mandats des conseils par exemple. Notre réflexion sur la vie et la mission de l'Eglise nous conduit à des fonctionnements nouveaux, à réviser nos limites paroissiales et mettre en place des bassins de vie, à poser sérieusement la question des nos bâtiments, leur utilisation et leur conservation, et surtout à nous stimuler mutuellement en partageant nos réussites et nos projets. On rame, on travaille, merci à chacun pour sa disponibilité et son engagement... mais n'oublions pas la prière. Que nos brassages d'idées et nos organisations ne nous fassent pas oublier l'essentiel : recevoir dans la louange le don de Dieu, et témoigner de son Evangile.
Pierre GROSSEIN Président du conseil régional
Réveil - octobre 2010 |