Synode régional 2008
Le 39e synode régional s’est tenu du 8 au 10 novembre à Vogüé, en Ardèche. Réunissant plus de 200 personnes il a donné un avis sur le projet d’union entre l’Eglise réformée et l’Eglise évangélique luthérienne, et a réfléchi sur la vie régionale.
Ces journées studieuses ont été ponctuées par des moments de culte au cours desquels le pasteur-conteur Alain Meyer a fait revisiter, entre autres, l’espérance, la patience et la tolérance, à travers des paraboles de son cru. Pierre Grossein, président du conseil régional, a accueilli tout particulièrement les dirigeants de l'Eglise évangélique du Gabon, qui l’avait accueilli l’hiver dernier au Gabon. Il a aussi souhaité que tous les participants se sentent chez eux dans ce synode, replaçant chacun devant sa vocation personnelle et communautaire et rappelant que "nous ne sommes pas à l’origine de nos engagements, mais que nous répondons à un appel". Cette année, la région n’a accueilli que trois proposants, d’ailleurs chaleureusement applaudis par les participants. Cependant, Christian Baccuet, président de la commission des ministères, a expliqué qu’il fallait se soucier de cette diminution des vocations pastorales, même si ce creux est relatif puisque les arrivées dans le ministère et les départs sont équilibrés depuis dix ans ; cependant moins de jeunes se sentent appelés.
Entre union des Eglises et vie régionale
Le premier thème était tourné vers la démarche d’union engagée entre l’Eglise évangélique luthérienne de France et l’Eglise réformée de France. Le professeur André Birmelé de la Faculté de théologie de Strasbourg, a souligné les points communs de ces deux Eglises, entre autres le partage de la parole et de la Cène. Par petits groupes d’abord, puis en séance plénière, les "synodaux" ont discuté le projet et ont apporté leur pierre à cet édifice en construction en donnant un avis. Le second thème de réflexion était centré sur la vie régionale. Par petits groupes, le synode a listé ce qui fonctionne bien et moins bien dans nos communautés. La mise en commun, en réunion plénière, a permis l’élaboration d’un projet de résolution, reprenant les attentes des Eglises locales vis-à-vis du conseil régional et du réseau régional : coordination, équipes, ministres régionaux… Lors des discussions, des positions différentes ont été exprimées sur la notion de projet régional, sur les objectifs et les attentes d’une vie régionale et les réponses à donner, ou sur les méthodes de travail du synode.
Interpellations et vœux
Le témoignage de Jean-Pierre Berthouze, aumônier de la région pénitentiaire de Lyon a été écouté avec émotion. Il a appelé à aller vers ceux qui sont privés de liberté, regrettant que peu d’informations soient transmises dans nos Eglises sur ce ministère particulier de visiteurs de prisons. Parmi les vœux votés par ce synode, il faut signaler celui du soutien à la Cimade ; le vœu demandant au conseil national de l’ERF de réétudier la question du statut matrimonial des ministres ; le vœu demandant d’amorcer une réflexion sur l’accompagnement des couples islamo-chrétiens ; le vœu demandant aux Eglises locales de s’associer aux cercles de silence, voire de les initier en réponse aux changements progressifs de la politique d’immigration en contradiction avec les valeurs évangéliques de l’accueil. Le culte final de ce 39e synode, animé par un véritable orchestre de pasteurs, a été le moment de remettre au Seigneur les préoccupations qui ont habité ces journées et permettre à chacun de repartir confiant.
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