Primary Color:
Primary Text:
Secondary Color:
Secondary Text:
Tertiary Color:
Tertiary Text:
Color Picker
Preview
FeaturesTypographyTutorials
Module Title
Home
Module Title

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit. Ut non turpis a nisi pretium rutrum. Nullam congue, lectus a aliquam pretium, sem urna tempus justo, malesuada consequat nunc diam vel justo. In faucibus elit at purus. Suspendisse dapibus lorem. Curabitur luctus mauris.

Module Title
Module Title
Instructions

Select a predefined style from the drop-down or choose your own colors via the handy mooRainbow based color-chooser. When you are satisfied with your selection, click the "Apply Colors" button below to store your selection in a cookie.

Apply Colors
Logo_Reveil_web.jpg
le journal de l’Eglise réformée
en Centre-Alpes-Rhône

sabonner.jpg


Outil de communication entre Eglises de la région, il paraît chaque mois pour :

informer sur

  • la vie de l’Eglise réformée régionale et nationale,
  • les échos œcuméniques et inter-religieux
  • les Eglises dans le monde

rencontrer les autres par

  • les chroniques locales
  • le portrait d’un témoin

réfléchir ensemble avec

  • un dossier sur une question religieuse ou d’actualité
  • des pages spiritualité, Bible, théologie
  • une page d’animation pour enfants

 

Réveil collabore avec

Echanges

Le Cep

En savoir plus

prp.jpg

Imprimer Envoyer
Jeudi, 26 Février 2009 11:25

 

Témoignage, évangélisation :

témoins, mais de quoi ?

 

Le 10 janvier 2009, à Guilherand-Granges, se tenait une rencontre sur le thème "Témoignage, évangélisation, témoins, mais de quoi… ? Qu’avons-nous à transmettre ? Évangéliser, comment ?"

Nous étions nombreux à participer à cette rencontre dont le sujet était une préoccupation. Alain Arnoux, pasteur et animateur régional en évangélisation, nous faisait remarquer qu’il aurait été difficile de mobiliser autant de paroissiens il y a seulement une quinzaine d’années. Très vite dans la matinée nous nous sommes retrouvés en groupes pour dialoguer sur la façon dont nous avons été touchés par la foi.

Le vocabulaire a changé

Il y a une quinzaine d’années, il aurait été impudique de parler de sa "conversion", cela éveillait aussitôt des soupçons ; connotations par trop évangéliques… Eh bien dans le groupe, sans retenue aucune, il fut tout simplement question de témoigner de sa conversion ; à ne pas confondre avec un changement de religion, mais bien l’expérience d’une rencontre déterminante avec le Seigneur. D’ailleurs, il n’est pas évangéliquement correct de dire : "je me suis converti", mais "le Seigneur m’a converti" (sic A. Arnoux). Certes, pour la majorité il ne s’agit pas d’un chemin de Damas. Beaucoup sont "tombés dans la marmite" à leur naissance, mais ils ont suivi aussi un chemin, à la suite de Celui qui par sa présence de plus en plus pressante a donné sens à leur vie pour devenir une réalité prioritaire.

De quoi sommes-nous témoins ?

Si nous avons reçu, il a fallu que quelqu’un témoigne. Les apôtres ont été témoins de Jésus-Christ. Ils ne pouvaient plus vivre comme avant, ils ont appelé à changer de vie. L’Évangile a changé la culture de l’Europe. A partir des deux réformes - la nôtre et la Contre Réforme - il a fallu évangéliser la religion des gens supposés chrétiens. Aujourd’hui peut-on dire que nos contemporains sont des néo-païens ?

Comment être témoin

Nous ne pouvons tout de même pas dire que le contexte dans lequel nous vivons est non religieux, bien au contraire. Nos librairies sont à même de proposer de nombreux livres sur Jésus. La Bible est souvent lue en solitaire. La télévision propose des documentaires (Apocalypse). Il est vrai que cet intérêt se passe souvent en dehors de nos Églises. Face à cette situation : Comment pouvons-nous être des témoins ? Pour être témoin il faut d’abord avoir des convictions. A. Arnoux fait remarquer que les Églises évangéliques progressent rapidement parce que leurs paroissiens sont des fidèles de conviction. Nous ne pouvons être témoin qu’à partir de notre propre rencontre avec le Christ. Tout d’abord, témoigner de cette rencontre à partir de notre expérience du pardon de Dieu en Jésus-Christ dans nos vies.
Nos Églises n’ont peut-être pas été de bons pédagogues à ce sujet-là. Dans la liturgie dominicale, le pardon est souvent perçu comme un pardon collectif mais non comme un pardon individuel et personnel pouvant s’intégrer dans notre vie au travers des culpabilités auxquelles nous avons à faire face. Difficile alors de témoigner de la grâce… c’est pourtant la mission de l’Église : proclamer la grâce qui est pardon, réconciliation et guérison.

Témoigner à qui

Aujourd’hui notre problème est de témoigner à des gens qui n’ont besoin de rien. Nous vivons dans un monde où tout est provisoire : notre société, notre politique, notre vie… Alors que l’Évangile propose le contraire. L’évangélisation, c’est pouvoir dire : Dieu t’aime même si tu n’as besoin de rien. Même si tu es bien dans ta peau, crois en la Bonne nouvelle, il est urgent de réfléchir au sens de ta vie et de faire un choix.
Certains misent essentiellement sur les œuvres pour transmettre ce message. Les œuvres ne sont pas l’apanage du chrétien. Pour transmettre, pour témoigner nous avons surtout la parole. Certes c’est difficile, cela nous met en première ligne. Le Seigneur se sert de notre parole même maladroite. Il faut surtout se dépouiller de toute ambition de gagner. Ce dépouillement ne peut se faire que dans la prière qui conduit à l’humilité et au discernement. Notre parole conduite par l’Esprit Saint ne peut pas inclure la manipulation qui devient vite du prosélytisme.

Poser des signes

Nous, membres de l’Église réformée, nous ne savons pas bien faire dans ce domaine du témoignage, de l’évangélisation. Nous avons à apprendre des évangéliques qui savent mieux faire que nous. Alors n’hésitons pas à aller vers eux et à leur ouvrir en grand les portes de nos églises.
En conclusion, comme A. Arnoux sait bien que la préoccupation majeure de nous tous est le souci de la transmission auprès de notre famille, il a eu la gentillesse de nous déculpabiliser quelque peu. Il nous a rappelé que la chaîne de la transmission avait été fortement perturbée par mai 68, ce qui ne facilite pas aujourd’hui la transmission de cette Bonne nouvelle auprès de nos proches. Mais il nous reste des signes à poser comme celui, par exemple, d’être présent au culte même si nous recevons à déjeuner les enfants, les petits-enfants. C’est témoigner de nos priorités : on peut manger plus tard, ce n’est pas un problème.
Mais il a fallu, trop vite, se disperser, l’heure étant déjà passée. Ce fut une journée bien stimulante.

A. MAILHE
Eglise des Baronnies

 

 
Mentions légales | Plan du site | Nous contacter | © Création Sinoptic
RocketTheme Joomla Templates