|
Synode régional 2010 Une union en route
Cette année encore, le sujet national proposé aux synodes régionaux a été le projet d'union de l'Eglise réformée de France (ERF) avec l'Eglise évangélique luthérienne de France (EELF). Ce sujet a donné lieu à plusieurs séances de travail en groupes et en plénière.
L'échéance fixée en 2013 de l'union de ces deux Eglises oblige les responsables d'Eglises à mettre les bouchées doubles. La discipline de notre Eglise nécessite la consultation des synodes régionaux. En effet, le synode national ne peut modifier la discipline sans prendre l'avis des régions. Ainsi le 41e synode régional de la région Centre-Alpes-Rhône a dû se prononcer sur cinq points dont trois purement techniques :
- le choix du support juridique de la future Eglise,
- les modalités de l'assemblée préparatoire commune
- le calendrier des renouvellements des conseils et délégations
et deux prêtant davantage à discussion :
- le choix du nom de la nouvelle Eglise
- la durée des mandats électifs.
Les trois premiers avis n'ont guère suscité de discussions ou de modifications, ce qui n'a pas été le cas des deux derniers. Si la réduction du mandat électoral dans l'Eglise réformée, de six à quatre ans, n'a guère posé de problème mais au contraire semblait s'imposer, la question de limiter le nombre de mandats successifs a été davantage débattue (ce sujet devra être traité l'année prochaine).
Mais ce ne fut rien comparé aux vifs propos concernant le nom de la future union. Après quelques échanges, il devint évident que les mots qui devaient y figurer étaient "Eglise", "protestante" et "France". Le terme "unie" qui désigne un peu partout l'union entre luthériens et réformés semblait également s'imposer. La question cruciale fut donc d'articuler ces mots. Sauf à vouloir révolutionner le français, il n'y a guère que deux possibilités : "Eglise Protestante Unie de France" est le plus évident, mais il présente l'inconvénient d'avoir un acronyme un peu ridicule (EPUF), tandis que "Eglise Unie Protestante de France" (EuPF), moins facile, a l'avantage de mettre en avant l'union. C'est la première version qui a eu les faveurs du synode régional. Rappelons toutefois que ceci n'est qu'un avis et que ce sont les deux synodes (national pour l'ERF et général pour l'EELF) qui trancheront en dernier ressort.
Heureusement, ces cinq décisions à commenter ne prirent pas tout le temps du synode. Les délégués ont également eu à se prononcer sur un texte d'orientation à propos des ministères de l'union et à faire remonter ses commentaires. Si, là aussi, le texte proposé a été largement suivi, la vigilance de certains a pu faire ressortir quelques tournures ambiguës ou malheureuses. |