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Fac-similé des premiers "Statuts de la Société
civile de la chapelle protestante d'Annemasse.

Projet de budget pour 1908.
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17 novembre 1895, installation du deuxième
pasteur, M. Vallette, d'une famille genevoise descendant de
huguenots français réfugiés après
la révocation de l'Edit de Nantes, en remplacement du
pasteur Moser, décédé.4
Le pasteur préside également le Conseil presbytéral.
La Semaine religieuse de Genève rend compte en date du
23 novembre 1895 de la construction du presbytère qui
doit être achevé au printemps 96. Les dons viennent
toujours de madame Naville. Le presbytère appartiendra
à la Société Civile de la Chapelle, enregistrée
le 24 novembre 1892.
1906: Déclaration à la sous-préfecture
de St Julien-en-Genevois de l'Association Cultuelle comme Association
cultuelle sous le régime de la loi de 1901 (recueil des
actes administratifs n° 13 du 19 avril 1906). Elle s'appelle
alors Église Réformée Évangélique
d'Annemasse. La déclaration a été faite
par le nouveau pasteur, André Boegner, qui restera jusqu'en
1910, et qui est le premier à occuper le presbytère
nouvellement construit. Par suite de disputes sur la liberté
de chaque église d'adopter ou non les statuts type sans
les modifier, Annemasse se vit refuser l'entrée dans
l'Union nationale des Églises réformées
par deux synodes successifs.
25 octobre 1908: le pasteur Boegner prend la parole
lors de l'inauguration de la statue de Michel Servet à
Annemasse.5
1910 installation du pasteur Henri Lauga, annoncée
par une nouvelle publication, le Messager de l'Eglise réformée
d'Annemasse.
Le Baedeker de 1912 définit ainsi la ville: "Annemasse,
436m. Buffet de gare, chambres : 2fr 50, dîner 3 fr;
Hôtel Moderne 25 lits, pension 7 à 10 fr; de
France, 25 lits de 2 à 3 fr., déjeuner 2,50;
ville de 3052 habitants; chemin de fer de la Gare des Eaux
Vives au Fayet Saint-Gervais, ligne de Bellegarde au Bouveret
et départ du tramway de Samoëns. Sur la place
du Marche, une statue en brome de Michel Servet par Clotilde
Roch (1908)."
En 1913 est constitué un choeur de paroisse, qui compte
27 membres.
Novembre 1914. Le pasteur Lauga part comme aumônier des
Armées au 9e Corps d'Armée à Dunkerque.
Son successeur devrait être le pasteur Henri Dartigue,
mais il est à son tour mobilisé. Donc la paroisse
se retrouve sans pasteur. Il est décidé que Mme
Lauga, restée au presbytère, se chargera de toutes
les tâches administratives qu'accomplissait son mari.
Le pasteur Châtelain, de Genève, assumera les cultes
et l'école biblique.
En 1915, la fermeture de la frontière franco-suisse
empêche certains conseillers de participer aux réunions.
Revenu en permission le pasteur Lauga, qui a été
décoré, fait à la mairie une causerie sur
"Choses vues et impressions sur le front". L'assistance
ce jour-là fut nombreuse et chaleureuse.
15 février 1917. L'Assemblée générale
se tient sous la présidence d'un nouveau pasteur, M.
Moenoz, dont nous ne savons pas dans quelles circonstances il
a été nommé à Annemasse.
17 avril 1918. L'Assemblée générale se
tient sous la présidence d'un nouveau pasteur, M. Wyler,
qui a été nommé en date du 1er janvier
1918 à titre intérimaire. On annonce le retour
du pasteur Lauga.
Notes :
4. Tribune de Genève, du 19 novembre
1895.
5. Enlevée pendant la dernière
guerre par les Allemands, la statue a pu être refondue
en 1960 grâce au moule qui en fut retrouvé, elle
fut récemment érigée sur la place de l'Hôtel
de Ville d'Annemasse, après sa rénovation.
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