1953: 16-25 mai Exposition biblique, inauguration
par le président de Région, qui est maintenant
le pasteur Chapal, et par le Sous-préfet de St Julien.
Réunions de couture plus nombreuses, achat d'un vélomoteur
pour la desserte de Reignier et des environs d'Annemasse par
Mlle de Senger.
1955: la Région propose au conseil de notre
paroisse les services de M. Foëx, un évangéliste,
au service de la Ligue pour la lecture de la Bible. On refuse
une autre proposition de la Région, qui voudrait faire
signer à chaque paroissien un formulaire d'engagement.
Le procédé, jugé trop contraignant, est
rejeté par le Conseil. La paroisse compte alors un pasteur,
M. Abauzit, une assistante de paroisse, Mlle de Senger, et un
évangéliste M. Foëx, qui arrive le 1er avril.
M. Foëx est logé à Ambilly, Mlle de Senger
ayant obtenu un petit deux-pièces. Le trésorier
de la paroisse est alors M. Fuess, qui avertit que la situation
est à nouveau très critique. On recrute de nouveaux
collecteurs locaux. Le budget s'élève à
11 600 000 anciens francs.
1956: A l'initiative de Mlle Grezet, conseillère,
on prévoit des cultes d'été dans des localités
touristiques comme Lucinges et Samoëns.
1956: Exposé sur la situation en Algérie
par le secrétaire du Christianisme social. Message de
l'ERF sur le soulèvement en Hongrie et l'expédition
franco-anglaise en Egypte. Mais le Conseil préfère
qu'ils ne soient pas lus en chaire. M. Foëx effectue en
moyenne 580 visites par ans. La chorale est de seize membres.
Un des plus anciens membres de la paroisse s'éteint,
M. Théophile Perrier, commissaire divisionnaire de la
Police des Frontières, venu du Languedoc dès 1896;
il avait en particulier dirigé le Centre de rapatriement
d'Evian après la Grande Guerre. Pendant de longues années,
il fut vice-président du Conseil presbytéral.
1960: départ de Mlle de Senger, après
neuf ans de ministère.
1964: Départ du pasteur Abauzit. M. Abauzit
et M. Macs ont, chacun dans leur secteur respectif, laissé
des traces profondes qui subsistent jusqu'à aujourd'hui.
Premier pèlerinage à Taizé. Nomination
du pasteur Nouvelon. Une enquête fait apparaître
en 1965 que le nombre des protestants connus est respectivement
à Annemasse I et Annemasse "extra-muros" de
693 et 467, soit un total de 1160 protestants adultes, répartis
dans 560 foyers, plus les mineurs non confirmés, respectivement
153 et 135, soit un total de 288. En dehors de l'agglomération
annemassienne les groupes les plus nombreux sont ceux de St
Julien et de Mornex, qui sont à égalité
avec 53 protestants connus dans chaque localité.
1966: La chorale, devenue trop petite, rejoint
celle de Chêne-Bourg. Hélas, il n'y aura plus de
chorale dans notre paroisse jusqu'à ce jour... On note
que le temple d'Annemasse est l'objet de trois cambriolages
en six mois. Le Conseil se préoccupe de l'accueil des
jeunes et conclut qu'il faut "les prendre tels qu'ils sont,
et les aborder avec des moyens plus actuels".
1967: Arrivée du pasteur Reymond, en remplacement
du pasteur Maes, resté neuf ans, et nommé à
Carouges. M. Raymond est ordonné par le pasteur Atger
dans les murs de notre temple, au cours d'une cérémonie
fort émouvante. Prédication remarquée du
pasteur Henriet sur la Mission à partir du texte d'Actes
13/1-3. Enquête de la Région sur les "désirs,
aspirations et motivations des protestants concernant le culte".
Le Conseil débat de l'installation d'une
présence protestante à la zone nouvellement crée
de HLM du Perrier. La municipalité met à disposition
un terrain, à charge pour nous d'y construire un local
d'accueil en collaboration avec les catholiques. Le Conseil
délibère à plusieurs reprises du problème,
mais doit se rendre à l'évidence qu'il n'a pas
les moyens d'un tel projet. A Noël 1967 est entreprise
une "Semaine des chrétiens pour la Paix", elle
a lieu en collaboration avec les catholiques.
1968: Arrivée du pasteur Lamouroux en remplacement
du pasteur Nouvelon.
1969: Synode régional à Annemasse
sur le thème "Rassemblement de la communauté
des chrétiens dans notre civilisation nouvelle",
culte à Saint-François, où l'école
et la chapelle ont été mis à disposition
par les catholiques. Le pasteur Blanchet de Grenoble préside
II commente une enquête sur la participation de l'église
d'Annemasse à la vie locale. Il ressort de l'enquête
une participation assez riche à titre individuel (syndicats,
cours d'alphabétisation pour immigrés, maison
pour les Jeunes, etc.)
1970: Rencontre de la paroisse avec celle de Veyrier-Troinex
en Suisse voisine. Activité du groupe oecuménique.
Création de commissions au sein du Conseil presbytéral.
1972: "Résister à l'anonymat
urbain ou rural", tel est le titre d'un petit article que
publient, dans un numéro spécial de la Bonne Nouvelle
consacré à Annemasse, le Dr. Dombre, Mlle Grezet,
et Mlle Mounier. L'église d'Annemasse, inquiète
du manque de lien entre ses membres, décide d'instaurer
un nouveau ministère, celui des informateurs bénévoles.
1974: Sur mandat de l'Assemblée Générale,
le Conseil de paroisse travaille à de nouveaux statuts.
Il s'agit avant tout de les mettre en accord avec les statuts
généralement adoptés dans l'ERF.
1975: Départ du pasteur Reymond, nommé
à Calais. Adoption des nouveaux statuts. M. Leblanc accepte
d'aider la paroisse, alors que le secteur extra-muros est sans
titulaire, et, visiblement, devra être supprimé,
en fonction des finances insuffisantes. La paroisse est aussi
aidée par M. Roussel, professeur de théologie
à Strasbourg, venu à Genève pour des recherches
à l'Institut de la Réformation.
1975: Le conseil se préoccupe du renouveau
charismatique dans la région.
1976 Départ du pasteur Lamouroux, nommé
à Vénissieux. Une période difficile se
dessine, car l'ERF demande aux paroisses de patienter une année
entre un départ et une nomination de pasteur, en raison
du manque de pasteurs en France. Mais la situation est en grande
partie allégée par la venue d'un pasteur suisse
en retraite, qui a fait une grande partie de sa carrière
en Belgique, le pasteur Noir. Il assurera des cultes sur l'ensemble
du territoire de la paroisse, aidé par les prédicateurs
laïcs. Mme Millet-Bonzanigo est élue présidente
du Conseil Presbytéral, c'est une première: une
femme et une laïque.
Une fois de plus est entreprise la restauration
des bâtiments: une équipe de volontaires, que l'on
ne saurait tous nommer, mais où se distinguent MM. Méroth
et Jacques Weber, refait les peintures du presbytère
sur trois étages, cependant qu'une autre équipe,
plus hardie, se lance dans la réfection du toit du Temple,
laissant le souvenir (et une photo) de messieurs encordés
qui s'activent sur un versant pentu...